Urgence décennale : sauvez vos chantiers de la résiliation QBE

Le monde professionnel du bâtiment et des services aux entreprises fait face à une actualité majeure. L’assureur australien QBE a annoncé officiellement son retrait du marché de la construction en France. Cette décision stratégique implique une conséquence lourde pour les entreprises. Toutes les polices en cours seront résiliées à leur date d’échéance annuelle. Pour les petites et moyennes entreprises (PME), les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les professions libérales comme les bureaux d’études techniques (BET), la situation impose une réaction rapide. Il ne s’agit pas d’une sanction liée à votre sinistralité. C’est un choix commercial global de la part de la compagnie. Comment réagir pour éviter une rupture de couverture ? Comment organiser le placement de vos risques dans des conditions optimales ? Une préparation rigoureuse s’impose pour aborder cette transition sereinement.

Une crise soudaine sur le marché de l’assurance construction

Le départ de cet acteur historique crée un vide important. QBE gérait de nombreux portefeuilles complexes. La compagnie acceptait fréquemment des risques techniques spécifiques. Elle couvrait des activités parfois boudées par les structures traditionnelles. Cela concernait notamment la démolition lourde, les travaux de désamiantage ou les chantiers de consolidation structurelle.

Le secteur de l’ingénierie et du bâtiment doit absorber ce flux soudain de demandes. Selon les données partagées par la presse spécialisée et les analyses des cabinets de conseil en gestion des risques, ce départ retire une part significative des capacités de souscription disponibles en France. On estime que plusieurs milliers de structures corporatives vont devoir trouver un nouveau porteur de risques simultanément. Cette situation engendre une concurrence forte entre les assurés pour capter l’attention des souscripteurs restants. Pour maintenir la sécurité de vos opérations, la recherche d’une nouvelle garantie décennale doit débuter dès aujourd’hui.

Quelles sont les conséquences concrètes pour votre entreprise ?

La fin des contrats QBE n’entraîne pas une annulation rétroactive de vos protections. La législation française encadre strictement les retraits de marché pour préserver les droits des assurés.

Le sort des chantiers déjà finalisés

Vos projets passés ne courent aucun danger immédiat. Les chantiers qui ont fait l’objet d’une réception officielle alors que votre police QBE était active restent protégés. La loi impose l’application de la garantie subséquente. Cela signifie que QBE conserve la responsabilité de couvrir les désordres de nature décennale pendant une durée de dix ans après la réception des travaux. Vos garanties historiques demeurent donc parfaitement valides.

L’urgence absolue pour les travaux en cours et futurs

Le véritable défi concerne vos opérations en cours et vos chantiers à venir. Un chantier ouvert sous l’égide de votre ancien contrat doit faire l’objet d’une attention méticuleuse lors du changement d’assureur. Le nouvel opérateur devra accepter formellement une clause spécifique. Cette clause s’appelle la reprise du passé. Elle permet de transférer la responsabilité des travaux exécutés avant la signature de la nouvelle police. Sans cette validation expresse, un vide juridique et financier peut apparaître. Cela exposerait votre responsabilité civile décennale en cas de sinistre ultérieur sur ces tranches de travaux.

Pourquoi l’anticipation de trois mois est obligatoire ?

Dans le contexte actuel, l’improvisation est le pire ennemi du dirigeant. Attendre la réception de la notification officielle de résiliation pour agir est une erreur stratégique majeure. Vous devez initier les démarches au minimum trois mois avant la date d’échéance de votre contrat actuel.

Un marché confronté à un goulot d’étranglement majeur

Les directions de souscription des grandes compagnies d’assurance vont être submergées de dossiers à analyser. Les équipes techniques d’acteurs de premier plan devront traiter un volume d’affaires inédit. Les études statistiques sectorielles démontrent que les délais d’instruction des dossiers de construction complexes augmentent en moyenne de 45 % lors du retrait d’un acteur majeur du marché. Si vous déposez votre demande au dernier moment, vous risquez de ne recevoir aucune proposition tarifaire avant votre date de fin de contrat.

Le risque de perdre vos marchés publics et privés

Une entreprise du bâtiment ou un prestataire intellectuel de l’ingénierie ne peut pas travailler un seul jour sans couverture valide. L’absence d’attestation conforme bloque immédiatement votre accès aux chantiers. Vos donneurs d’ordres refuseront de valider vos situations de travaux. Vous serez automatiquement exclu des appels d’offres publics. Sur le plan juridique, le défaut d’assurance obligatoire constitue un délit pénal pour le dirigeant d’entreprise. Anticiper permet de maintenir la continuité de votre activité sans menacer vos relations commerciales.

La synthèse du processus pour solliciter un courtier de confiance

Pour réussir le remplacement de vos couvertures, vous devez suivre une méthodologie précise en collaboration avec un intermédiaire spécialisé.

Étape 1 : l’analyse initiale du profil de risque (mois m-6)

Six mois avant l’échéance, effectuez un audit complet de vos activités réelles. Il faut lister l’ensemble des compétences exercées par vos équipes sur le terrain. C’est le moment d’évaluer si vos besoins ont évolué depuis la souscription de votre précédente police. Il devient indispensable d’assurer les risques et dommages d’entreprise avec une vision prospective. Cela englobe vos besoins en matière de dommages aux biens, de protection du parc de véhicules ou de couverture des équipements de chantier.

Étape 2 : la consultation des porteurs de risques (mois m-4)

Les 2 premiers mois sont consacrés à la phase de consultation active. Votre intermédiaire qualifié transmet votre dossier technique aux différents pôles de souscription. Cette étape requiert un dialogue technique précis avec les compagnies. L’objectif est d’obtenir des garanties équivalentes à celles de QBE. Ce processus permet également d’ajuster les plafonds d’indemnisation et les franchises en fonction de votre volume d’affaires actuel.

Étape 3 : la validation et la transition sans coupure (mois m-1)

Durant le dernier mois, vous examinez les propositions obtenues. Une fois l’offre sélectionnée, le nouveau contrat est formalisé. Les dates d’effet sont calées précisément sur la date d’expiration de votre ancienne police QBE. La résiliation de l’ancien contrat se fait de manière coordonnée. Cela garantit une transition fluide, sans double cotisation et surtout sans interruption de garantie.

Quels sont les documents obligatoires pour monter votre dossier ?

Les assureurs partenaires exigent une transparence totale avant d’accorder leur garantie. Un dossier incomplet sera systématiquement rejeté ou mis de côté par les analystes. Vous devez rassembler plusieurs pièces fondamentales.

Les pièces administratives et comptables de base

  • L’extrait Kbis récent : Il doit dater de moins de trois mois pour attester de l’existence juridique de votre société.
  • Les liasses fiscales complètes : Vous devez fournir les bilans et comptes de résultat des trois derniers exercices clos. Ils prouvent la stabilité financière de votre structure.
  • La déclaration du chiffre d’affaires : Un document détaillé ventilant votre chiffre d’affaires par nature d’activité est exigé.

Les justificatifs de compétences et d’expérience technique

Les compagnies évaluent le risque humain et technique de votre organisation.

  • Les diplômes et curriculum vitae : Vous devez prouver la qualification des dirigeants et des conducteurs de travaux clés.
  • Les certifications professionnelles : Les labels comme Qualibat, Qualifelec ou les qualifications RGE spécifiques doivent être fournis.
  • Les attestations de formation : Les justificatifs de formation continue sur les nouvelles réglementations techniques (comme la RE2020) ou sur la sécurité renforcent l’autorité de votre dossier.

Le relevé de sinistralité et l’historique d’assurance

  • Le relevé de sinistralité officiel : Ce document est la pièce maîtresse. QBE a l’obligation légale de vous fournir ce relevé sous un délai de quinze jours après votre demande écrite. Il doit couvrir les cinq dernières années d’assurance (dix années si possible).
  • L’attestation d’assurance en cours : Une copie de votre attestation décennale QBE valide pour l’année civile est indispensable.
  • Les conditions particulières : Ce document initial récapitule l’ensemble des activités qui étaient initialement validées par votre ancien assureur.

Comment optimiser le placement de vos risques d’entreprise ?

La recherche d’une nouvelle couverture ne doit pas se limiter à l’obtention d’une attestation standard. C’est l’opportunité de restructurer globalement la gestion de vos risques d’entreprise pour bénéficier de meilleures conditions de marché.

L’accès aux plus grands réseaux de souscription du marché

Pour faire face au départ de QBE, il est nécessaire de s’adresser à des institutions financières solides. Travailler avec des leaders de l’assurance comme AXA, Allianz, Generali, MMA apporte une réelle sécurité à long terme. Ces signatures de premier plan garantissent le versement des indemnités même sur des sinistres majeurs survenant dans plusieurs années. Cette transition permet d’associer votre couverture construction à une assurance rc professionnelle globale. Vous protégez ainsi l’ensemble de vos prestations intellectuelles, de vos conseils et de vos interventions opérationnelles sous une même architecture contractuelle.

Une tarification compétitive adaptée aux structures professionnelles

Passer par un intermédiaire comme COEOS Assurances disposant d’une expertise sectorielle de niche offre des avantages financiers mesurables. Les connexions directes avec les délégations régionales des compagnies permettent de négocier des dérogations tarifaires. Les structures qui préparent leur dossier en amont obtiennent régulièrement des primes globales très compétitives.

Dans de nombreux cas, les tarifs négociés s’avèrent jusqu’à 30 % moins chers que les offres standards soumises. Cela permet aux PME et aux ETI de préserver leur trésorerie tout en rehaussant le niveau global de leurs garanties annexes. Cela inclut des options indispensables comme la dommage ouvrage ou des extensions de RC générale pour les dommages causés aux tiers en cours de chantier. Comprendre pourquoi faire appel à coeos représente la solution la plus efficace pour transformer cette contrainte de marché en un levier d’optimisation économique durable.

Pourquoi faire appel à COEOS Assurances pour votre flotte de véhicules ?

Pour optimiser la protection de votre parc automobile d’entreprise, s’entourer d’un partenaire de confiance est essentiel. Voici trois arguments majeurs pour confier la gestion de vos risques à COEOS Assurances :

COEOS Assurances maîtrise parfaitement les contraintes opérationnelles des professionnels, des PME et des ETI. Qu’il s’agisse de transport de marchandises, de flottes de véhicules utilitaires pour artisans ou de parcs de voitures de fonction pour les ESN, nos équipes conçoivent des solutions adaptées à chaque secteur d’activité. Nous ne gérons aucun dossier de particulier, ce qui garantit aux professionnels une réactivité et une technicité de haut niveau pour sécuriser leur outil de travail.

Grâce à nos relations de long terme avec les compagnies d’assurance leaders du secteur (telles que AXA, Allianz, Generali, MMA et Malakoff Humanis), nous disposons d’un fort pouvoir de négociation. COEOS Assurances accède à des offres exclusives et à des clauses sur mesure que les entreprises ne peuvent obtenir seules. Ce réseau de partenaires de premier plan nous permet de structurer des contrats d’une solidité irréprochable.

Notre approche rigoureuse de mise en concurrence et d’audit technique de vos contrats actuels permet de réaliser des gains financiers substantiels. En éliminant les garanties superflues, en ajustant précisément les franchises et en négociant des tarifs de flotte globaux, COEOS Assurances parvient fréquemment à réduire le coût de vos primes d’assurance professionnelles jusqu’à 30 % à garanties équivalentes ou supérieures.

Pourquoi comparer ses contrats d’assurance ?

  • Réduisez vos coûts d’assurance : Profitez d’offres négociées. Plusieurs milliers d’euros d’économies par an à la clef. 

  • Protégez votre entreprise : Beaucoup de dirigeants ne savent pas s’ils seront bien protégés le jour où un sinistre surviendra.

  • Soyez accompagné : Choisissez un expert d’assurance qui connait votre métier et vous accompagne au quotidien. 

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Comparez vos tarifs d'assurance

FAQ

Trouvez des réponses à vos questions

Le tarif d’une assurance décennale n’est pas fixe : il dépend de votre chiffre d’affaires (réel ou prévisionnel), de votre corps de métier, de votre expérience et de votre historique de sinistres. Le gros œuvre (maçonnerie, charpente), qui présente un risque structurel élevé, est naturellement plus cher à assurer que le second œuvre (peinture, électricité).

il s’agit d’une tendance sectorielle. Les assureurs ajustent leurs primes en fonction de plusieurs facteurs :

  • L’inflation des matériaux : Réparer un sinistre coûte plus cher aujourd’hui qu’avant.

  • L’évolution de l’indice BT01 : Cet indice officiel du bâtiment grimpe régulièrement, entraînant une revalorisation automatique de la plupart des contrats.

  • Les nouvelles normes (RE2020) : Les techniques d’isolation ou de construction en bois, plus exigeantes, créent de nouveaux types de risques que les assureurs provisionnent.

  • Ne surestimez pas votre chiffre d’affaires prévisionnel : La prime est directement indexée dessus. Si votre activité ralentit, déclarez-le pour faire réajuster vos cotisations.

  • Mettez en avant vos certifications : Posséder un label (Qualibat, Qualifelec, RGE) ou prouver plusieurs années d’expérience sans aucun sinistre permet de négocier des rabais (parfois jusqu’à 20 ou 30 %).

  • Faites jouer la concurrence : Passer par un courtier spécialisé reste la méthode la plus rapide pour comparer les grilles tarifaires des différentes compagnies.

La loi Spinetta impose cette assurance à tous les « constructeurs ». Dès que vos travaux touchent à la structure d’un bâtiment ou à ses équipements indissociables, vous devez être couvert. Cela englobe :

  • Le gros œuvre : Fondations, maçonnerie, charpente, couverture, étanchéité.

  • Le second œuvre : Électricité, plomberie, chauffage, menuiseries extérieures, carrelage, isolation (thermique et acoustique).

  • Les prestations intellectuelles : Architectes, maîtres d’œuvre, bureaux d’études, géomètres.

Sur le strict plan légal, le sous-traitant n’a pas de lien direct avec le client final (le maître d’ouvrage). La décennale obligatoire ne s’applique donc pas à lui de la même manière. Pourtant, dans la réalité, vous n’y couperez pas : vous êtes responsable envers l’entreprise principale qui vous emploie. Cette dernière (ainsi que son propre assureur) exigera systématiquement une attestation de garantie décennale ou une RC Pro solide avant de vous laisser entrer sur le chantier.

La décennale ne couvre pas les petits défauts esthétiques. Elle se déclenche uniquement pour deux types de dommages graves survenant dans les 10 ans après la réception des travaux :

  1. Ceux qui compromettent la solidité de l’ouvrage (ex. : effondrement de charpente, fissures majeures dans les murs porteurs).

  2. Ceux qui rendent le bâtiment impropre à sa destination (ex. : infiltrations d’eau par la toiture rendant une maison invivable, rupture totale des canalisations encastrées).

Oui, tout à fait. Un assureur peut décider de se séparer de vous à l’échéance annuelle (sans obligation de se justifier) ou en cours d’année pour des motifs précis :

  • Non-paiement des cotisations : Après une mise en demeure restée infructueuse pendant 30 jours, le contrat est suspendu puis résilié 10 jours plus tard.

  • Sinistralité trop élevée : Si vous accumulez trop de déclarations de dommages, l’assureur peut estimer que votre profil est devenu trop risqué pour lui.

  • Sortie de l’assureur : Certains assureurs sortent d’un type de risque si leurs résultats sont mauvais et que leurs réassureurs ou co-assureurs ne souhaitent plus les suivre. 
faq COEOS ASSURANCES

À propos de l’auteur

Cet article a été rédigé par l’équipe d’experts de COEOS Assurances, courtier spécialisé en risques d’entreprise à Paris. Forts d’une expérience reconnue dans le placement de risques complexes, nous accompagnons les professionnels de la logistique et de l’automobile (garage, concessionnaires) dans la sécurisation de leurs actifs.

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Urgence décennale : sauvez vos chantiers de la résiliation QBE

Le monde professionnel du bâtiment et des services aux entreprises fait face à une actualité majeure. L’assureur australien QBE a annoncé officiellement son retrait du marché de la construction en France. Cette décision stratégique implique une conséquence lourde pour les entreprises. Toutes les polices en cours seront résiliées à leur date d’échéance annuelle. Pour les petites et moyennes entreprises (PME), les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les professions libérales comme les bureaux d’études techniques (BET), la situation impose une réaction rapide. Il ne s’agit pas d’une sanction liée à votre sinistralité. C’est un choix commercial global de la part de la compagnie. Comment réagir pour éviter une rupture de couverture ? Comment organiser le placement de vos risques dans des conditions optimales ? Une préparation rigoureuse s’impose pour aborder cette transition sereinement.

Une crise soudaine sur le marché de l’assurance construction

Le départ de cet acteur historique crée un vide important. QBE gérait de nombreux portefeuilles complexes. La compagnie acceptait fréquemment des risques techniques spécifiques. Elle couvrait des activités parfois boudées par les structures traditionnelles. Cela concernait notamment la démolition lourde, les travaux de désamiantage ou les chantiers de consolidation structurelle.

Le secteur de l’ingénierie et du bâtiment doit absorber ce flux soudain de demandes. Selon les données partagées par la presse spécialisée et les analyses des cabinets de conseil en gestion des risques, ce départ retire une part significative des capacités de souscription disponibles en France. On estime que plusieurs milliers de structures corporatives vont devoir trouver un nouveau porteur de risques simultanément. Cette situation engendre une concurrence forte entre les assurés pour capter l’attention des souscripteurs restants. Pour maintenir la sécurité de vos opérations, la recherche d’une nouvelle garantie décennale doit débuter dès aujourd’hui.

Quelles sont les conséquences concrètes pour votre entreprise ?

La fin des contrats QBE n’entraîne pas une annulation rétroactive de vos protections. La législation française encadre strictement les retraits de marché pour préserver les droits des assurés.

Le sort des chantiers déjà finalisés

Vos projets passés ne courent aucun danger immédiat. Les chantiers qui ont fait l’objet d’une réception officielle alors que votre police QBE était active restent protégés. La loi impose l’application de la garantie subséquente. Cela signifie que QBE conserve la responsabilité de couvrir les désordres de nature décennale pendant une durée de dix ans après la réception des travaux. Vos garanties historiques demeurent donc parfaitement valides.

L’urgence absolue pour les travaux en cours et futurs

Le véritable défi concerne vos opérations en cours et vos chantiers à venir. Un chantier ouvert sous l’égide de votre ancien contrat doit faire l’objet d’une attention méticuleuse lors du changement d’assureur. Le nouvel opérateur devra accepter formellement une clause spécifique. Cette clause s’appelle la reprise du passé. Elle permet de transférer la responsabilité des travaux exécutés avant la signature de la nouvelle police. Sans cette validation expresse, un vide juridique et financier peut apparaître. Cela exposerait votre responsabilité civile décennale en cas de sinistre ultérieur sur ces tranches de travaux.

Pourquoi l’anticipation de trois mois est obligatoire ?

Dans le contexte actuel, l’improvisation est le pire ennemi du dirigeant. Attendre la réception de la notification officielle de résiliation pour agir est une erreur stratégique majeure. Vous devez initier les démarches au minimum trois mois avant la date d’échéance de votre contrat actuel.

Un marché confronté à un goulot d’étranglement majeur

Les directions de souscription des grandes compagnies d’assurance vont être submergées de dossiers à analyser. Les équipes techniques d’acteurs de premier plan devront traiter un volume d’affaires inédit. Les études statistiques sectorielles démontrent que les délais d’instruction des dossiers de construction complexes augmentent en moyenne de 45 % lors du retrait d’un acteur majeur du marché. Si vous déposez votre demande au dernier moment, vous risquez de ne recevoir aucune proposition tarifaire avant votre date de fin de contrat.

Le risque de perdre vos marchés publics et privés

Une entreprise du bâtiment ou un prestataire intellectuel de l’ingénierie ne peut pas travailler un seul jour sans couverture valide. L’absence d’attestation conforme bloque immédiatement votre accès aux chantiers. Vos donneurs d’ordres refuseront de valider vos situations de travaux. Vous serez automatiquement exclu des appels d’offres publics. Sur le plan juridique, le défaut d’assurance obligatoire constitue un délit pénal pour le dirigeant d’entreprise. Anticiper permet de maintenir la continuité de votre activité sans menacer vos relations commerciales.

La synthèse du processus pour solliciter un courtier de confiance

Pour réussir le remplacement de vos couvertures, vous devez suivre une méthodologie précise en collaboration avec un intermédiaire spécialisé.

Étape 1 : l’analyse initiale du profil de risque (mois m-6)

Six mois avant l’échéance, effectuez un audit complet de vos activités réelles. Il faut lister l’ensemble des compétences exercées par vos équipes sur le terrain. C’est le moment d’évaluer si vos besoins ont évolué depuis la souscription de votre précédente police. Il devient indispensable d’assurer les risques et dommages d’entreprise avec une vision prospective. Cela englobe vos besoins en matière de dommages aux biens, de protection du parc de véhicules ou de couverture des équipements de chantier.

Étape 2 : la consultation des porteurs de risques (mois m-4)

Les 2 premiers mois sont consacrés à la phase de consultation active. Votre intermédiaire qualifié transmet votre dossier technique aux différents pôles de souscription. Cette étape requiert un dialogue technique précis avec les compagnies. L’objectif est d’obtenir des garanties équivalentes à celles de QBE. Ce processus permet également d’ajuster les plafonds d’indemnisation et les franchises en fonction de votre volume d’affaires actuel.

Étape 3 : la validation et la transition sans coupure (mois m-1)

Durant le dernier mois, vous examinez les propositions obtenues. Une fois l’offre sélectionnée, le nouveau contrat est formalisé. Les dates d’effet sont calées précisément sur la date d’expiration de votre ancienne police QBE. La résiliation de l’ancien contrat se fait de manière coordonnée. Cela garantit une transition fluide, sans double cotisation et surtout sans interruption de garantie.

Quels sont les documents obligatoires pour monter votre dossier ?

Les assureurs partenaires exigent une transparence totale avant d’accorder leur garantie. Un dossier incomplet sera systématiquement rejeté ou mis de côté par les analystes. Vous devez rassembler plusieurs pièces fondamentales.

Les pièces administratives et comptables de base

  • L’extrait Kbis récent : Il doit dater de moins de trois mois pour attester de l’existence juridique de votre société.
  • Les liasses fiscales complètes : Vous devez fournir les bilans et comptes de résultat des trois derniers exercices clos. Ils prouvent la stabilité financière de votre structure.
  • La déclaration du chiffre d’affaires : Un document détaillé ventilant votre chiffre d’affaires par nature d’activité est exigé.

Les justificatifs de compétences et d’expérience technique

Les compagnies évaluent le risque humain et technique de votre organisation.

  • Les diplômes et curriculum vitae : Vous devez prouver la qualification des dirigeants et des conducteurs de travaux clés.
  • Les certifications professionnelles : Les labels comme Qualibat, Qualifelec ou les qualifications RGE spécifiques doivent être fournis.
  • Les attestations de formation : Les justificatifs de formation continue sur les nouvelles réglementations techniques (comme la RE2020) ou sur la sécurité renforcent l’autorité de votre dossier.

Le relevé de sinistralité et l’historique d’assurance

  • Le relevé de sinistralité officiel : Ce document est la pièce maîtresse. QBE a l’obligation légale de vous fournir ce relevé sous un délai de quinze jours après votre demande écrite. Il doit couvrir les cinq dernières années d’assurance (dix années si possible).
  • L’attestation d’assurance en cours : Une copie de votre attestation décennale QBE valide pour l’année civile est indispensable.
  • Les conditions particulières : Ce document initial récapitule l’ensemble des activités qui étaient initialement validées par votre ancien assureur.

Comment optimiser le placement de vos risques d’entreprise ?

La recherche d’une nouvelle couverture ne doit pas se limiter à l’obtention d’une attestation standard. C’est l’opportunité de restructurer globalement la gestion de vos risques d’entreprise pour bénéficier de meilleures conditions de marché.

L’accès aux plus grands réseaux de souscription du marché

Pour faire face au départ de QBE, il est nécessaire de s’adresser à des institutions financières solides. Travailler avec des leaders de l’assurance comme AXA, Allianz, Generali, MMA apporte une réelle sécurité à long terme. Ces signatures de premier plan garantissent le versement des indemnités même sur des sinistres majeurs survenant dans plusieurs années. Cette transition permet d’associer votre couverture construction à une assurance rc professionnelle globale. Vous protégez ainsi l’ensemble de vos prestations intellectuelles, de vos conseils et de vos interventions opérationnelles sous une même architecture contractuelle.

Une tarification compétitive adaptée aux structures professionnelles

Passer par un intermédiaire comme COEOS Assurances disposant d’une expertise sectorielle de niche offre des avantages financiers mesurables. Les connexions directes avec les délégations régionales des compagnies permettent de négocier des dérogations tarifaires. Les structures qui préparent leur dossier en amont obtiennent régulièrement des primes globales très compétitives.

Dans de nombreux cas, les tarifs négociés s’avèrent jusqu’à 30 % moins chers que les offres standards soumises. Cela permet aux PME et aux ETI de préserver leur trésorerie tout en rehaussant le niveau global de leurs garanties annexes. Cela inclut des options indispensables comme la dommage ouvrage ou des extensions de RC générale pour les dommages causés aux tiers en cours de chantier. Comprendre pourquoi faire appel à coeos représente la solution la plus efficace pour transformer cette contrainte de marché en un levier d’optimisation économique durable.

Pourquoi faire appel à COEOS Assurances pour votre flotte de véhicules ?

Pour optimiser la protection de votre parc automobile d’entreprise, s’entourer d’un partenaire de confiance est essentiel. Voici trois arguments majeurs pour confier la gestion de vos risques à COEOS Assurances :

COEOS Assurances maîtrise parfaitement les contraintes opérationnelles des professionnels, des PME et des ETI. Qu’il s’agisse de transport de marchandises, de flottes de véhicules utilitaires pour artisans ou de parcs de voitures de fonction pour les ESN, nos équipes conçoivent des solutions adaptées à chaque secteur d’activité. Nous ne gérons aucun dossier de particulier, ce qui garantit aux professionnels une réactivité et une technicité de haut niveau pour sécuriser leur outil de travail.

Grâce à nos relations de long terme avec les compagnies d’assurance leaders du secteur (telles que AXA, Allianz, Generali, MMA et Malakoff Humanis), nous disposons d’un fort pouvoir de négociation. COEOS Assurances accède à des offres exclusives et à des clauses sur mesure que les entreprises ne peuvent obtenir seules. Ce réseau de partenaires de premier plan nous permet de structurer des contrats d’une solidité irréprochable.

Notre approche rigoureuse de mise en concurrence et d’audit technique de vos contrats actuels permet de réaliser des gains financiers substantiels. En éliminant les garanties superflues, en ajustant précisément les franchises et en négociant des tarifs de flotte globaux, COEOS Assurances parvient fréquemment à réduire le coût de vos primes d’assurance professionnelles jusqu’à 30 % à garanties équivalentes ou supérieures.

Pourquoi comparer ses contrats d’assurance ?

  • Réduisez vos coûts d’assurance : Profitez d’offres négociées. Plusieurs milliers d’euros d’économies par an à la clef. 

  • Protégez votre entreprise : Beaucoup de dirigeants ne savent pas s’ils seront bien protégés le jour où un sinistre surviendra.

  • Soyez accompagné : Choisissez un expert d’assurance qui connait votre métier et vous accompagne au quotidien. 

Demandez une étude tarifaire

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FAQ

Trouvez des réponses à vos questions

Le tarif d’une assurance décennale n’est pas fixe : il dépend de votre chiffre d’affaires (réel ou prévisionnel), de votre corps de métier, de votre expérience et de votre historique de sinistres. Le gros œuvre (maçonnerie, charpente), qui présente un risque structurel élevé, est naturellement plus cher à assurer que le second œuvre (peinture, électricité).

il s’agit d’une tendance sectorielle. Les assureurs ajustent leurs primes en fonction de plusieurs facteurs :

  • L’inflation des matériaux : Réparer un sinistre coûte plus cher aujourd’hui qu’avant.

  • L’évolution de l’indice BT01 : Cet indice officiel du bâtiment grimpe régulièrement, entraînant une revalorisation automatique de la plupart des contrats.

  • Les nouvelles normes (RE2020) : Les techniques d’isolation ou de construction en bois, plus exigeantes, créent de nouveaux types de risques que les assureurs provisionnent.

  • Ne surestimez pas votre chiffre d’affaires prévisionnel : La prime est directement indexée dessus. Si votre activité ralentit, déclarez-le pour faire réajuster vos cotisations.

  • Mettez en avant vos certifications : Posséder un label (Qualibat, Qualifelec, RGE) ou prouver plusieurs années d’expérience sans aucun sinistre permet de négocier des rabais (parfois jusqu’à 20 ou 30 %).

  • Faites jouer la concurrence : Passer par un courtier spécialisé reste la méthode la plus rapide pour comparer les grilles tarifaires des différentes compagnies.

La loi Spinetta impose cette assurance à tous les « constructeurs ». Dès que vos travaux touchent à la structure d’un bâtiment ou à ses équipements indissociables, vous devez être couvert. Cela englobe :

  • Le gros œuvre : Fondations, maçonnerie, charpente, couverture, étanchéité.

  • Le second œuvre : Électricité, plomberie, chauffage, menuiseries extérieures, carrelage, isolation (thermique et acoustique).

  • Les prestations intellectuelles : Architectes, maîtres d’œuvre, bureaux d’études, géomètres.

Sur le strict plan légal, le sous-traitant n’a pas de lien direct avec le client final (le maître d’ouvrage). La décennale obligatoire ne s’applique donc pas à lui de la même manière. Pourtant, dans la réalité, vous n’y couperez pas : vous êtes responsable envers l’entreprise principale qui vous emploie. Cette dernière (ainsi que son propre assureur) exigera systématiquement une attestation de garantie décennale ou une RC Pro solide avant de vous laisser entrer sur le chantier.

La décennale ne couvre pas les petits défauts esthétiques. Elle se déclenche uniquement pour deux types de dommages graves survenant dans les 10 ans après la réception des travaux :

  1. Ceux qui compromettent la solidité de l’ouvrage (ex. : effondrement de charpente, fissures majeures dans les murs porteurs).

  2. Ceux qui rendent le bâtiment impropre à sa destination (ex. : infiltrations d’eau par la toiture rendant une maison invivable, rupture totale des canalisations encastrées).

Oui, tout à fait. Un assureur peut décider de se séparer de vous à l’échéance annuelle (sans obligation de se justifier) ou en cours d’année pour des motifs précis :

  • Non-paiement des cotisations : Après une mise en demeure restée infructueuse pendant 30 jours, le contrat est suspendu puis résilié 10 jours plus tard.

  • Sinistralité trop élevée : Si vous accumulez trop de déclarations de dommages, l’assureur peut estimer que votre profil est devenu trop risqué pour lui.

  • Sortie de l’assureur : Certains assureurs sortent d’un type de risque si leurs résultats sont mauvais et que leurs réassureurs ou co-assureurs ne souhaitent plus les suivre. 
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À propos de l’auteur

Cet article a été rédigé par l’équipe d’experts de COEOS Assurances, courtier spécialisé en risques d’entreprise à Paris. Forts d’une expérience reconnue dans le placement de risques complexes, nous accompagnons les professionnels de la logistique et de l’automobile (garage, concessionnaires) dans la sécurisation de leurs actifs.

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